Quand l’art africain itinérant s’invite à El Jadida

Quand l’art africain itinérant s’invite à El Jadida

Deux jeunes sénégalais de passage à El Jadida, Sow et Sadibou, ont eu l’idée  de mettre en vente, quelques unes de leurs créations artistiques, en plein boulevard. Ces dernières, dignes d’une exposition, sont composées de  statuettes sculptées en bois et représentant entre autres : le fameux trois singes, la porteuse d’eau, des girafes, éléphants… voire un  célèbre gourou africain.Leurs réalisations comportent également des tableaux avec certaines particularités : quelques uns sont peints sur des peaux d’animaux et mettent en valeur, à titre d’exemple, l’homme bleu du désert, des villages du sud marocain, des nomades… d’autres le sont sur du verre ou sur du cuivre. Sont également mis en étalage des bijoux d’inspiration africaine notamment des bracelets.L’aîné, Sow, déclara : « mes tableaux, je les peints dans mes chambres d’hôtels, au gré de mes voyages à travers les villes marocaines. C’est pour cela que les paysages marocains sont omniprésents dans mon travail. Mais, continua-t-il, je ne peux, malheureusement, pas faire de la sculpture sur du bois marocain. Ce dernier est cher. Je préfère donc faire venir mon bois du Sénégal et le travailler ici ».Sow et son compatriote ne comptent pas s’arrêter très longtemps à El Jadida. Ils envisagent bientôt de se déplacer à Fès, Meknès, Essaouira et Marrakech en quête d’une meilleure opportunité, à même de faire connaitre et reconnaitre leur indéniable talent et améliorer les conditions de leurs vies.Statuettes et tableaux sont vendus à des prix défiant toutes concurrence : entre 70 et 150 DH.« L’été reste la période où les affaires marchent le mieux, nous confia Sadibou, le reste de l’année, les ventes nous assurent à peine de quoi vivoter ».«Les marocains ont pris l’habitude de  voir des africains mendier plutôt que d’exposer et vendre leur savoir-faire. Certains, nous jettent un regard moqueur, d’autres plus connaisseurs, s’arrêtent, discutent, achètent et demandent même à connaître la raison qui nous pousse à brader notre travail à ce point.  En fait, nous expliqua Sow : nous sommes obligés de vendre sans trop attendre. D’abord pour assurer notre survie et ensuite afin d’être en mesure d’envoyer un peu d’argent à nos familles restées au Sénégal».Sow et Sadibou, deux artistes qui sont actuellement en passage dans notre ville. Alors, si au détour d’un boulevard, vous avez l’occasion de les croiser, prenez un peu de votre temps pour admirer leur travail . Deux jeunes sénégalais de passage à El Jadida, Sow et Sadibou, ont eu l’idée  de mettre en vente, quelques unes de leurs créations artistiques, en plein boulevard. Ces dernières, dignes d’une exposition, sont composées de  statuettes sculptées en bois et représentant entre autres : le fameux trois singes, la porteuse d’eau, des girafes, éléphants… voire un  célèbre gourou africain.Leurs réalisations comportent également des tableaux avec certaines particularités : quelques uns sont peints sur des peaux d’animaux et mettent en valeur, à titre d’exemple, l’homme bleu du désert, des villages du sud marocain, des nomades… d’autres le sont sur du verre ou sur du cuivre. Sont également mis en étalage des bijoux d’inspiration africaine notamment des bracelets.L’aîné, Sow, déclara : « mes tableaux, je les peints dans mes chambres d’hôtels, au gré de mes voyages à travers les villes marocaines. C’est pour cela que les paysages marocains sont omniprésents dans mon travail. Mais, continua-t-il, je ne peux, malheureusement, pas faire de la sculpture sur du bois marocain. Ce dernier est cher. Je préfère donc faire venir mon bois du Sénégal et le travailler ici ».Sow et son compatriote ne comptent pas s’arrêter très longtemps à El Jadida. Ils envisagent bientôt de se déplacer à Fès, Meknès, Essaouira et Marrakech en quête d’une meilleure opportunité, à même de faire connaitre et reconnaitre leur indéniable talent et améliorer les conditions de leurs vies.Statuettes et tableaux sont vendus à des prix défiant toutes concurrence : entre 70 et 150 DH.« L’été reste la période où les affaires marchent le mieux, nous confia Sadibou, le reste de l’année, les ventes nous assurent à peine de quoi vivoter ».«Les marocains ont pris l’habitude de  voir des africains mendier plutôt que d’exposer et vendre leur savoir-faire. Certains, nous jettent un regard moqueur, d’autres plus connaisseurs, s’arrêtent, discutent, achètent et demandent même à connaître la raison qui nous pousse à brader notre travail à ce point.  En fait, nous expliqua Sow : nous sommes obligés de vendre sans trop attendre. D’abord pour assurer notre survie et ensuite afin d’être en mesure d’envoyer un peu d’argent à nos familles restées au Sénégal».Sow et Sadibou, deux artistes qui sont actuellement en passage dans notre ville. Alors, si au détour d’un boulevard, vous avez l’occasion de les croiser, prenez un peu de votre temps pour admirer leur travail .

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